Immae's blog

egrep -ri TODO /etc

Shell invocation

Langues : anglais

Bash et Zsh (pour ceux que je connais) ont des façons très différentes de démarrer, ce qui peut créer des soucis lorsqu'on passe de l'un à l'autre.

Pour commencer, on distingue deux états du shell :

et les shells font des actions différentes en fonction de ces deux états.

Shell de login

Pour indiquer à un shell que c'est un shell de login, le programme qui l'appelle met simplement un - devant son nom (ainsi le shell s'appellera -bash ou -zsh). Certains shells (bash) permettent de donner un argument à la ligne de commande pour faire comme si c'était un shell de login

Dans un script, on peut savoir qu'on est dans un login de la façon suivante :

Bash
shopt -q login_shell
Zsh
[[ -o login ]]

Shell interactif

Un shell interactif est tout simplement un shell invoqué sans argument (du moins aucun qui n'implique une commande)

Dans un script, on peut savoir qu'on est en mode interactif de la façon suivante :

[[ $- == *i* ]]
(Oui c'est possible d'avoir un shell interactif avec un script, par exemple lorsqu'un fichier est sourcé)

Comportement de zsh à l'invocation

  1. Dans tous les cas, /etc/zshenv et ~/.zshenv sont sourcés (dans cet ordre).
  2. Si c'est un shell de login, /etc/zprofile et ~/.zprofile sont sourcés (dans cet ordre)

    Note

    /etc/zprofile est choisi à la compilation et peut varier selon les systèmes (Sur Archlinux c'est /etc/zsh/zprofile par exemple).

  3. Si le shell est interactif, /etc/zshrc et ~/.zshrc sont sourcés (dans cet ordre).
  4. Enfin, si c'est un shell de login (encore !) /etc/zlogin et ~/.zlogin sont sourcés (dans cet ordre toujours).

Comportement de bash à l'invocation

  1. Si c'est un shell de login et interactif, /etc/profile est sourcé, puis le premier existant parmi ~/.bash_profile, ~/.bash_login, ~/.profile.
  2. Si c'est un shell interactif non login, ~/.bashrc est sourcé.
  3. Enfin, si c'est un shell non-interactif, $BASH_ENV est sourcé.

Bash invoqué comme sh

Dans beaucoup de distributions, sh est simplement un lien symbolique vers bash. Dans ce cas, bash se comportera différemment à l'invocation :

  1. Si c'est un shell de login et interactif, /etc/profile et ~/.profile sont sourcés
  2. Si $ENV est un fichier, il est sourcé également

Gérer sa session avec systemd

Langues : anglais

Introduction

De plus en plus de distributions passent à "systemd" comme alternative à l'init de System V.

L'un des avantages de systemd est d'avoir un système de services pour l'utilisateur, et c'est ce système qu'on va utiliser pour gérer notre session. systemd est encore en développement actif, notamment pour la partie utilisateur. Ce guide tient compte du grand changement qu'il y a eu suite à la version 206 et sur laquelle sont basés la plupart des guides existant actuellement, et fonctionne au moins à la version 212.

Lorsqu'une session utilisateur démarre (que ce soit à distance via ssh ou en local), une instance de systemd --user démarre pour cet utilisateur. Cette instance a pour but de démarrer des services pour l'utilisateur, de façon similaire au processus 1 mais pour l'utilisateur. À noter que par défaut ces services se terminent quand la session de l'utilisateur disparaît.

Démarrage de systemd --user

Avant la version 206, sauf erreur, c'était l'utilisateur qui pouvait choisir de démarrer (ou non) cette instance. Maintenant elle ne peut plus être démarrée par l'utilisateur et c'est le gestionnaire qui doit la lancer.

Elle est démarrée automatiquement à la connexion à condition que le module pam_systemd soit actif dans pam pour le type de session demandé. Pour cela, on ajoute une ligne de la forme

-session   optional   pam_systemd.so
(Le "-" indiquant que ce n'est pas essentiel à la session. Dit autrement : si ça plante c'est pas grave on continue quand même). Sous Archlinux, le fichier /etc/pam.d/system-login contient déjà cette ligne et concerne tous les types de connexion, locale ou distante.

Agencement de systemd

Systemd sépare les différents services en slice/scope/service, via l'utilisation de cgroups (une façon de regrouper un ensemble de processus et leurs éventuels descendants sans échappatoire possible). Un système typique ressemble à ceci (obtenu avec systemd-cgls) :

On remarque que les services de l'utilisateur sont démarrés dans un contexte distinct de la session. Il faudra donc faire attention à la propagation des variables d'environnement.

Dès que toutes les session-c5.scope d'un utilisateur sont quittées, le service user@.service correspondant s'arrête également, et avec tous les sous-services. C'est un point important à noter ! Par exemple, en l'état, utiliser les "timers" de systemd comme remplacement à cron ne marchera pas !
Heureusement, on peut passer outre et s'en sortir quand même. On verra plus bas comment faire

Les services utilisateurs

Comparaison

Les services utilisateurs sont gérés exactement de la même façon que les services système, à ceci près que les unités (unit) sont recherchées dans des dossiers différents (cf. man systemd.unit). Au lancement de systemd --user, c'est l'unité default.target qui est lancée et qui lancera à son tour les services nécessaires.

systemctl --user et dbus

Les services gérés par systemd (qu'ils soient système ou utilisateur) se gèrent essentiellement via la commande systemctl (--user), qui dépend fortement de dbus. La première chose à faire est donc de s'assurer que dbus tourne, aussi bien au niveau système (system bus pour dbus) qu'au niveau utilisateur (session bus). Pour la partie système, on va se contenter d'ajouter une dépendance à user@.service. On va également normaliser le chemin du socket pour le session bus en l'indiquant dans la variable d'environnement appropriée DBUS_SESSION_BUS_ADDRESS. Comme user@.service est parent de tous les services de l'utilisateur, on va l'utiliser pour transmettre cette variable aussi :

/etc/systemd/system/user@.service.d/dbus_env.conf

[Unit]
Wants=dbus.service

[Service]
Environment=DBUS_SESSION_BUS_ADDRESS=unix:path=/run/user/%I/bus

Note

La ligne 2 du fichier indique qu'on souhaite que le service dbus système soit démarré, alors que la ligne 5 concerne la variable d'environnement pour l'utilisateur. Ce sont donc deux bus différents qu'on configure ici.

Dans ce qui suit, on va définir des différents services dont on aura besoin. Ils peuvent être définis ou activés globalement ou à la discrétion de l'utilisateur. Cela se fait soit selon l'endroit où ils sont placés (/etc/systemd/user/ vs $HOME/.config/systemd/user) soit selon la façon dont ils sont activés (avec --global vs --user). Ici je vais définir les services et sockets associés à dbus globalement, mais ils seront ensuite activés ou non selon le choix de l'utilisateur :

/etc/systemd/user/dbus.service

[Unit]
Description=D-Bus Message Bus
Requires=dbus.socket

[Service]
ExecStart=/usr/bin/dbus-daemon --session --address=systemd: --nofork --nopidfile --systemd-activation
ExecReload=/usr/bin/dbus-send --print-reply --session --type=method_call --dest=org.freedesktop.DBus / org.freedesktop.DBus.ReloadConfig
Restart=always
RestartSec=1
(on notera que la principale différence avec le service système de même nom est dans l'utilisation de --session au lieu de --system)

/etc/systemd/user/dbus.socket

[Unit]
Description=D-Bus Message Bus Socket
Before=sockets.target

[Socket]
ListenStream=/run/user/%U/bus

[Install]
WantedBy=default.target
(Pour rappel, default.target est la cible activée par défaut par systemd).

À partir de là, l'essentiel est fait. On crée un fichier mes_services.target alias de default.target

$HOME/.config/systemd/user/mes_services.target

[Unit]
Description=Mes services
Wants=dbus.service
AllowIsolate=true

[Install]
Alias=default.target
puis on crée des fichiers service ou autres cibles dans le même dossier. Ensuite, on les active avec la commande systemctl, fait habituellement pour gérer les services systèmes, sauf qu'ici on ajoute l'argument --user. La suite du billet consistera essentiellement en des astuces et des cas spécifiques intéressants.

Remarque importante

La directive After n'a pas le même sens pour un service et pour un target. Un service ne sera démarré qu'une fois que tous les services cités dans After sont prêts (pour la définition de être prêt, cf le man systemd.service, bloc Type=), alors que pour un target il considère que les services cités font partie de lui (et peuvent donc être démarrés en même temps que d'autres services du target). Dans certains des cas présentés dans la suite cette distinction prend sens.

Des services utilisateur qui durent

Par défaut, les services associés à un utilisateur (tout ce qui est sous user@1001.service dans l'arborescence ci-dessus) sont arrêtés lorsque l'utilisateur se déconnecte de toutes ses sessions, notamment les timers qu'on aimerait utiliser comme remplacement à la crontab.

Passer outre se fait avec la commande suivante :

loginctl enable-linger user
Dans ce cas, user@.service sera démarré dès le boot pour l'utilisateur correspondant, même lorsque celui-ci n'est pas connecté.

Je n'entre pas dans les détails sur comment définir l'équivalent des crontabs avec systemd, c'est très bien expliqué dans les pages de manuel et sur les sites dédiés à systemd (ou man systemd.timer). L'astuce ci-dessus règle le problème d'avoir des crontab qui durent pour un utilisateur même lorsque celui-ci n'est pas connecté.

Remarque importante

Pour les mails envoyés par les crontabs, c'est une autre histoire. À ma connaissance les services de systemd loggent tout dans le journal, et aucun mail ne peut être programmé directement avec les services de systemd

Les variables d'environnement

Les variables d'environnement peuvent devenir un vrai casse-tête lorsqu'on utilise les services : comment transmettre les variables d'environnement nécessaires aux services, par exemple GPG_AGENT_INFO ou SSH_AUTH_SOCK ou même DISPLAY. Une des façons de faire est de spécifier dans le fichier du service une directive de la forme

Environment=DISPLAY=:0
ou
EnvironmentFile=/fichier/a/charger
Le problème est que cette configuration est statique et doit être définie pour chaque service ou globalement dans un fichier /etc/systemd/system/user@.service.d/environment.conf. On perd le dynamisme habituel des scripts de configuration.

Ici, on va faire usage de la commande systemctl --user import-environment pour pallier ce problème. Cette commande permet d'importer des variables d'environnement, qui seront incluses dans les services démarrés par la suite. On commence par créer un service setenv.service qui va s'occuper de démarrer un script pour définir l'environnement. En ce qui me concerne je définis un environnement différent lorsque je suis en ligne de commande ou en graphique, du coup mon service dépend également de cela :

$HOME/.config/systemd/user/setenv@.service

[Unit]
Description=Set environment
Wants=dbus.service gpg-agent.service ssh-agent.service
After=dbus.service gpg-agent.service ssh-agent.service

[Service]
Type=oneshot
Environment=SSH_AUTH_SOCK=%t/ssh_auth_sock
ExecStart=%h/bin/systemd_setenv %i
et j'active les services setenv@type.service selon les besoins. Ici par exemple, j'ai aussi défini une variable d'environnement pour le service. La raison est que la partie "%t" (/run/user/1000/) est plus facile à trouver dans ce fichier que dans un script... Il ne faudra juste pas oublier de l'appliquer dans le script ensuite.

Voici un exemple de script pour définir l'environnement :

$HOME/bin/systemd_setenv

#!/bin/zsh

if [ "x$1" = "xcommun" ]; then
. /etc/zsh/zprofile
source $HOME/.gpg-agent-info
export GPG_AGENT_INFO
systemctl --user import-environment
systemctl --user unset-environment PWD OLDPWD SHLVL _ MANAGERPID
elif [ "x$1" = "xgraphique" ]; then
export XDG_CONFIG_HOME="$HOME/.config/"
export SAL_USE_VCLPLUGIN=gtk
export XDG_MENU_PREFIX="lxde-"
export DISPLAY=:0
systemctl --user import-environment XDG_CONFIG_HOME SAL_USE_VCLPLUGIN XDG_MENU_PREFIX DISPLAY
fi
Ici j'ai deux environnements différents selon que j'ai démarré une session graphique ou juste une invite en ligne de commande. À noter que même si je quitte l'environnement graphique, les variables définies par ce moyen restent définies pour les services démarrés par la suite... On pourrait utiliser la commande
systemctl --user unset-environment VARIABLE1 VARIABLE2
de la même façon pour détruire les variables après utilisation (auquel cas il faut adapter le service setenv pour qu'il appelle un autre script — ou le même avec des arguments différents — lorsqu'on quitte l'interface graphique).

Les *-agents

Des services qui vallent le coup d'être démarrés, peu importe le type de session (graphique ou console ou distant) sont notamment les services ssh-agent et gpg-agent. Il faut cependant penser à transmettre les variables d'environnement aux processus intéressés (cf. La section correspondante pour plus d'informations).

Le service envoy peut être utilisé pour gérer ces agents. Personnellement je préfère séparer les deux agents, ce qui n'est pas possible avec envoy.

Pour ssh-agent, on peut indiquer directement dans la commande d'exécution à quel endroit on souhaite mettre le socket, ce qui facilite les choses :

$HOME/.config/systemd/user/ssh-agent.service

[Unit]
Description=ssh-agent
ConditionFileIsExecutable=/usr/bin/ssh-agent

[Service]
ExecStart=/usr/bin/ssh-agent -d -a %t/ssh_auth_sock
Restart=always

[Install]
WantedBy=mes_services.target

Pour gpg-agent, on ne peut que lui indiquer qu'on souhaite enregistrer les informations (les variables d'environnement) dans un fichier, et on ne peut pas forcer le socket à être placée à un endroit prévisible.

$HOME/.config/systemd/user/gpg-agent.service

[Unit]
Description=gpg-agent
ConditionFileIsExecutable=/usr/bin/gpg-agent

[Service]
ExecStart=/usr/bin/gpg-agent --daemon --write-env-file %h/.gpg-agent-info
Type=forking
Restart=always

[Install]
WantedBy=mes_services.target
On peut ensuite charger le fichier $HOME/.gpg-agent-info pour avoir accès à l'agent.
source $HOME/.gpg-agent-info

Note

Le fait de ne pas avoir un emplacement standard peut poser problème si par exemple l'agent redémarre : selon toute probabilité, le socket ne sera pas au même endroit par la suite et les programmes déjà lancés ne sauront pas où contacter l'agent.

Utiliser systemd pour gérer sa session graphique

Il peut être tentant d'utiliser systemd pour gérer également sa session graphique : définir son gestionnaire de fenêtre préféré comme un service et pouvoir l'arrêter et switcher vers un autre gestionnaire de fenêtre à volonté sans avoir à redémarrer sa session. On verra plus tard que cela peut poser de nouveaux problèmes.

Session graphique comme service

Le plus simple dans ce cas est de définir une unité graphical.target (ou graphical@.target si on veut définir plusieurs gestionnaires de fenêtre) et de l'activer dans le fichier .xsession (ou autre selon ce qui est exécuté pour la session).
Il peut être nécessaire d'avoir les variables d'environnement correctement définies à ce moment là, auquel cas chaque unité devra avoir le service setenv@graphical.service activé (comme indiqué précédemment, il ne suffit pas de le mettre en After dans le fichier graphical.target pour qu'il soit activé avant les autres).

Définir une session graphique comme service peut sembler appréciable. Deux problèmes se posent cependant :
Le premier est que systemctl retourne immédiatement. Ainsi, un fichier .xsession contenant uniquement

$HOME/.xsession

export DBUS_SESSION_BUS_ADDRESS=unix:path=/run/user/1000/bus
systemctl --user start graphical.target
ne sera pas suffisante, sous peine de voir sa session graphique disparaître à peine commencée (note: le export DBUS_SESSION_BUS_ADDRESS est nécessaire pour le dialogue avec systemd). Il existe des programmes tels que systemd-wait qui vont attendre la fin d'un service donné et peut être utilisé (selon le type de session).

Le deuxième problème est plus ennuyeux : il vient de la distinction entre la session utilisateur elle-même et les services. Si on ne fait pas attention, on risque de se retrouver avec quelque chose comme ça : Pourquoi ça peut être gênant ? Parce que essentiellement le seul programme ici qui est considéré comme actif est le programme systemd-wait qu'on a mis dans le .xsession. Un peu plus en détails sur ce que ça implique dans la section suivante sur polkit.

Note à propos de slim

Comme précisé sur le site d'Archlinux, slim n'est pas compatible avec systemd --user (du moins il ne l'était pas au moment de l'écriture de cet article). Qu'est-ce que cela signifie concrètement, et que peut-on y faire ?

Premièrement, un petit zoom sur le fonctionnement de slim. slim est un gestionnaire de connexion, c'est-à-dire de façon simplifiée un équivalent du login dans les tty mais en graphique. Cela a plusieurs implications : il doit s'occuper de démarrer un serveur X, et de démarrer la session de l'utilisateur après la connexion. Mais il doit aussi reprendre la main quand l'utilisateur s'en va.

Au moment de la connexion de l'utilisateur (via la configuration dans pam), slim démarre une instance de systemd --user, ainsi qu'un script de l'utilisateur. Il ne démarre pas de serveur X puisqu'il est déjà démarré.
Au moment de la déconnexion cependant, il ne redémarre pas tout et réutilise l'état dans lequel il était. Du point de vue de systemd, slim passe donc dans le "scope" de l'utilisateur précédent (même s'il est toujours lancé par root):

Avant déconnexion :

  • system.slice
    • slimd.service
      • slim
      • X
  • user.slice
    • user-1000.slice
      • session-c1.scope
        • ...
      • user@1000.service

Après déconnexion :

  • system.slice
    • slimd.service
  • user.slice
    • user-1000.slice
      • session-c1.scope
        • slim
        • X
      • user@1000.service

Ce comportement là est ennuyeux pour les sessions suivantes. Sous Archlinux, slim a été patché pendant l'intervalle d'écriture de ce billet (depuis slim 1.3.6-4, 2014-04-21) pour éviter cela, en quittant systématiquement slim à la fin d'une session (avec l'argument -nodaemon) et en ajoutant une directive Restart à l'unité systemd de slim.

Note

La directive Restart est on-failure, mais le patch fait quitter slim avec une erreur.

Une autre solution si on n'est pas sous Archlinux et qu'on ne souhaite pas patcher slim est de mettre une ligne dans /etc/slim.conf de la forme

/etc/slim.conf

sessionstop_cmd        systemctl restart slim.service
qui aura pour effet de redémarrer slim à la fin de chaque session (ce qui revient essentiellement au même que le patch).

Polkit et les droits d'administration

Systemd distingue deux types d'utilisateur, à savoir les utilisateurs "actifs" et "inactifs". Par exemple si deux utilisateurs sont connectés physiquement sur le même pc, un seul est réellement "actif". Il fait également une distinction selon que l'utilisateur est local ou distant. L'information peut être obtenue avec

loginctl show-session "session"
"session" est l'identifiant de la session (on peut lister les sessions avec loginctl list-sessions).
En particulier, et c'est là que ça va devenir important, un service est toujours inactif.

Polkit est un service qui permet de donner, temporairement ou non, plus de droits à un utilisateur. Ces droits sont classés selon l'état de l'utilisateur, actif ou inactif ou autre.

Attention

Polkit et systemd n'ont pas la même notion d'utilisateur actif : pour polkit, un utilisateur actif/inactif est local et actif/inactif au sens de systemd. Tous les autres sont any (en particulier les utilisateurs distants). Cette règle est hardcodée dans la fonction check_authorization_sync du fichier src/polkitbackend/polkitbackendinteractiveauthority.c du code source de polkit :

  if (session_is_local)
{
if (session_is_active)
implicit_authorization = polkit_action_description_get_implicit_active (action_desc);
else
implicit_authorization = polkit_action_description_get_implicit_inactive (action_desc);
}
else
{
implicit_authorization = polkit_action_description_get_implicit_any (action_desc);
}

Je n'entrerai pas plus dans les détails sur polkit dans ce billet, mais on remarque déjà qu'un xterm démarré en tant que service et un démarré directement (par exemple via le fichier .xsession) n'auront pas les mêmes droits du point de vue de polkit ! Il faut donc faire attention à cela lorsqu'on souhaite utiliser systemd --user comme gestionnaire de session, car par exemple il sera incapable d'éteindre le pc sans sudo.

Bash TCP/UDP sockets

On peut ouvrir facilement avec bash un socket TCP ou UDP pour communiquer avec un serveur distant :

echo -n "test" >/dev/tcp/192.168.0.13/8000

(Remplacer l'ip et le port par ceux que vous voulez contacter. L'ip peut être remplacée par un nom de domaine valide).

Ça marche dans les deux sens bien sûr :

exec 42<>/dev/tcp/immae.eu/80
echo -ne "GET /blog/ HTTP/1.1\nHost: immae.eu\nConnection: close\n\n" >&42
cat <&42
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